Créer un journal

Origine

Il s’agit d’un projet qui s’est déroulé sur près de trois mois, à raison de 3h30 par semaine (un cours sur deux) au Centre alpha d’Ixelles avec un groupe de lecture2 /écriture1 composé de 11 personnes. Il y a eu une sortie du groupe au Palais de Justice dans le cadre du travail que nous avions effectué sur le pouvoir judiciaire. En découvrant les lois et le fonctionnement du système judiciaire, les apprenants ont eu envie de le partager aux autres, ils avaient envie de partager ce qu’ils y avaient découvert. Ils voulaient également un espace où rapporter leurs propres témoignages personnels liés à leur vécu. C’est alors que j’ai proposé de faire un journal.

Au final, la publication comporte principalement des témoignages sur leurs propres histoire et très peu le pouvoir judiciaire. Il est vrai que l’écriture des articles était libre et il n’y avait pas de consigne quant au contenu. Cela montre aussi qu’ils se sont bien approprier le support pour faire ce qu’il s voulaient eux. Il y avait sans doute là un besoin de raconter son histoire.

Ils voulaient un deuxième numéro, mais ce sera peut-être pour l’année prochaine. L’idée serait donc de prolonger cette activité l’année prochaine, mais en variant les supports (caméra, enregistreurs, faire un journal parlé....).

Processus

Au départ, je leur ai demandé ce qu’était un journal, est-ce que ça existe dans leurs pays d’origine, à quoi ça sert, quel est le rôle des journalistes dans une démocratie... ? En lien avec le pouvoir judiciaire (3e pouvoir), pourquoi la presse est-elle considérée comme étant le 4e pouvoir ? Ensuite, nous avons analysé les termes techniques : focus, chapeau, titre, sous-titres... . Nous avons regardé aussi le contenu : photos, rubriques, variété des thématiques traitées. Cette partie a déjà pris pas mal de temps et s’est faite sur base de différents journaux (Metro, Le Soir, La Libre Belgique, La Dernière Heure – via l’opération Ouvrir Mon Quotidien). Ils ont été surpris de découvrir qu’on pouvait librement y critiquer le Roi ou le Premier Ministre par exemple.

Nous avons vu comment faire une photo, l’insérer dans un texte, faire des titres, des sous-titres dans un document, faire des colonnes, garder une trace du travail dans une clé usb... Ça leur a permis de découvrir l’appareil photo, le traitement de texte ou la mise en page autour d’une image, par exemple.

Je leur avais demandé de faire une affiche qui représente ce qu’est pour eux la justice. J’ai été frappé par la dureté des affiches, faisant référence à la torture, exécution, .... On a commencé par réfléchir au titre du journal, qui est devenu Mot à Mot. Ils ont ensuite rédigé à la main individuellement leurs articles, en se basant sur leurs textes de références. Puis, il y a eu le travail de correction au niveau du sens des phrases, et de l’orthographe en grand groupe. A la réflexion, je me dis que ce travail de rédaction et correction aurait pu se faire sur base de la méthode ECLER. Chacun a ensuite réécrit son texte au propre, sur une feuille A4, ce qui représente l’espace que chacun avait dans le journal. Il fallait indiquer un titre, un sous-titre et une rubrique (lister ici les différentes rubriques du journal). Ensuite seulement s’est fait le travail au traitement de texte et la mise en forme du texte. C’est à ce moment que j’ai rajouté la consigne de prendre une photo pour illustrer son texte. Il s’agit de portrait, à l’image de ce que l’on trouve également dans les journaux, puis ils ont insérer leurs photos dans les textes. Les articles sont signés par les noms et prénoms des auteurs, même si certains ont refusé de mettre leur propre photo. Deux textes ont été rédigés à deux : les recettes et le texte sur le Palais de Justice.

Le journal fini, ils ont demandé pour avoir 5 exemplaires afin de pouvoir le distribuer dans leur entourage. Le journal a été mis sur un présentoir dans le centre d’alpha pour que chacun puisse en prendre un. Ils sont très fiers du résultat. Moi aussi ! Je suis content qu’ils aient pu s’exprimer. Au final, il ne s’agit pas d’un journal à proprement parler. J’ai laissé les apprenants libres de décider du contenu, je ne suis intervenu que sur la forme, l’important pour le groupe ayant été de jouir de son droit à s’exprimer en toute liberté.

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